Archive pour août, 2008

Courgettes farcies au pistou

Dans le panier d’aujourd’hui : une grosse courgette, longue et dodue; un bouquet de basilic frais.
Courses au magasin : des pignons de pin, de Grana padano râpé, des tomates bien mûres.
Dans le placard : du riz, du sel, du poivre cinq baies, de l’huile d’olive.
A table : 3 gourmets.

Préparer un pistou maison :
Mixer une bonne poignée de feuilles de basilic frais, avec la même bonne poignée de pignons de pin, et une lichette d’huile d’olive pour lier. Bien mélanger avec à peu près la même quantité de Grana padano (c’est un peu le même fromage que le parmesan, originaire de la vallée du Pô) râpé. Si c’est sec, rajouter un peu d’huile d’olive. Le résultat doit être une pâte verte, odorante et grasse…
Avec une pointe d’ail, c’est bien aussi, mais pas trop, pour ne pas casser le basilic !

Couper la courgette en deux dans sa longueur. Creuser chaque moitié avec une cuillère à soupe, garder environ 1 cm de chair. Garder la chair de courgette ôtée.
Ebouillanter puis éplucher les tomates (2 tomates moyennes), les couper en petits morceaux dans un saladier.
Faire cuire deux bonnes poignées de riz dans de l’eau salée. Quand le riz est presque cuit, je rajoute dans la casserole la chair réservée des courgettes, et je laisse encore cuire 8-10 mn. J’égoutte en essorant bien le riz et la courgette.
Mélanger riz-courgettes avec la tomates dans le saladier.
Ajouter le pistou et bien mélanger. Poivrer. Rajouter un peu de sel si besoin. J’ai rajouté à la farce quelques feuilles de basilic déchirées en petits morceaux, et une poignée de pignons légèrement grillés.
Remplir les courgettes de cette farce après avoir arrosé le fond de chaque moitié d’une giclée d’huile d’olive, en faisant un  petit dos d’âne. Saupoudrer d’un peu de Grana padano râpé.
Faire cuire à four moyen (Th. 6) pendant environ 30 mn. La courgette peut rester un peu ferme. Le dessus est doré, la farce moëlleuse et très parfumée.
Déguster chaud, mais c’est encore bon tiède ou froid… Sous le catalpa, ce soir de grande chaleur, avec un rosé bien frais !!

Dessert : tarte aux abricots.

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Vacances !

Bon, les vacances se terminent… Pas de grandes découvertes légumières cet été. Pour cause de piques-niques et grignotages (melons, pastèques, concombres, brugnons, prunes ramassées sous l’arbre, quand même !), de ballades montagnardes plutôt que citadines (donc, pas de marchés, mais des marches à travers forêts et alpages).
A signaler quand même, dans la cuisine italienne, l’art de griller des légumes et d’en faire tout un plat. Excellent : aubergines, courgettes, poivrons… avec du fromage en tranches, également grillé (de la provola, dans la vieille ville de Bergame, sous les treilles d’une vaste terrasse…).

Un séjour dans l’Alto Adige (le mele) ou Süd Tirol (die Äpfel), où la culture intensive du pommier a envahi tous les espaces cultivés (Golden et Starking, surtout…) des grandes vallées. De retour à la maison, on se prend à faire plus attention à la provenance des pommes au supermarché. Mais ici, l’Italie est loin… Et les pommes tiroliennes doivent plutôt se retrouver sur les étals italiens, mais aussi autrichiens et allemands.Äpfel
Dans une vallée reculée, pourtant, on découvre, à plus de 1000 m d’altitude, des champs de fraises, de groseillers, de salades aux feuilles dressées, un peu rouge, étonnantes (la vallée se nomme Martelltal).

Dans la montagne, une découverte : le “jus de sureau” maison  (Holundersaft) : un délice dégusté bien frais dans un refuge. Rapporté ensuite dans la valise, quelque chose qui ressemble, mais pas tout à fait pareil : du sirop de fleurs de sureau (Holunderblüten sirup). C’est bon, d’un goût très doux.

Rapportées aussi, des recettes de pains süd-tiroliens. De toutes couleurs, de toutes formes, de toutes sortes de parfums. Bizarrement, mon petit livre ne donne pas la recette du Vinschgauer brot, petit pain plat au cumin, spécialité du Vinschgau, ou Val Venosta. On peut aussi le faire avec de l’anis. Excellentissime avec de la saucisse sèche, et néanmoins moëlleuse, à croquer à l’heure du casse-croûte; ou avec de fines tranches de speck.

 

 Guten Appetit !  (ah oui, j’ai oublié de préciser : j’ai voyagé en Italie, mais parlé allemand, car cette Italie-là est un peu… autrichienne. C’est une (pas si) vieille histoire. Le Südtirol n’est italien que depuis 1919, en fait…)

 

 

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