Les fèves du printemps (semées à l’automne), menues, vertes et tendres… Elles se croquent comme des friandises, comme ça, entre deux doigts.
Ou bien, à la croque au sel, dans un petit bol de fleur de sel (à Arthous, il y avait de superbes petits bols gris, d’un gris vivant, tout petits, tout lisses : des merveilles).
Ou bien, avec du bon pain en tranches fines, tartinées de beurre demi-sel, à l’apéritif.
Ou bien, si on tient vraiment à les faire cuire, en jardinière de légumes, avec des petites pommes de terre, de jeunes carottes, des pois gourmands, des petits oignons blancs. Faire revenir doucement dans du beurre salé les carottes coupées en petits tronçons, les pois gourmands coupés (en biais) en trois ou quatre morceaux, les petits oignons, les fèves écossées (les jeunes ne s’épluchent pas; plus tard, il faudra leur enlever leur enveloppe un peu dure). Ajouter les pommes de terre en cubes. Mouiller avec moitié eau moitié vin blanc sec, à peu près à mi-hauteur des légumes. Parfumer : thym, laurier; ou estragon; ou même cardamome et citron (mais alors, il faudrait ajouter au début une bonne cuillerée de miel au beurre). Laisser cuire à petits bouillons, à couvert. Les pommes de terre doivent être bien cuites; les autres légumes al dente.
Les fèves accompagnent aussi très bien l’agneau rôti (cuites dans le plat et en même temps que le rôti, mais moins longtemps) ou grillé.