Archive pour Oignon

Fèves printanières

Les fèves du printemps (semées à l’automne), menues, vertes et tendres… Elles se croquent comme des friandises, comme ça, entre deux doigts.
Ou bien, à la
croque au sel, dans un petit bol de fleur de sel (à Arthous, il y avait de superbes petits bols gris, d’un gris vivant, tout petits, tout lisses : des merveilles).
Ou bien, avec du bon pain en tranches fines, tartinées de beurre demi-sel, à l’apéritif.

Ou bien, si on tient vraiment à les faire cuire, en jardinière de légumes, avec des petites pommes de terre, de jeunes carottes, des pois gourmands, des petits oignons blancs. Faire revenir doucement dans du beurre salé les carottes coupées en petits tronçons, les pois gourmands coupés (en biais) en trois ou quatre morceaux, les petits oignons, les fèves écossées (les jeunes ne s’épluchent pas; plus tard, il faudra leur enlever leur enveloppe un peu dure). Ajouter les pommes de terre en cubes. Mouiller avec moitié eau moitié vin blanc sec, à peu près à mi-hauteur des légumes. Parfumer : thym, laurier; ou estragon; ou même cardamome et citron (mais alors, il faudrait ajouter au début une bonne cuillerée de miel au beurre). Laisser cuire à petits bouillons, à couvert. Les pommes de terre doivent être bien cuites; les autres légumes al dente.

Les fèves accompagnent aussi très bien l’agneau rôti (cuites dans le plat et en même temps que le rôti, mais moins longtemps) ou grillé.

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La cuisine comme oeuvre d’art, chou chinois, fraises et autres fruits et légumes du monde…

Je voudrais vous faire découvrir le plus beau livre de recettes que je connaisse; ça s’appelle Une cuisine grande comme un jardin et c’est déjà tout un programme. L’auteur des 60 recettes est Alain Serres, par ailleurs auteur de livres pour enfants particulièrement inventifs, et fondateur de la maison d’édition Rue du Monde. Le livre (un grand album) est aussi fait de peintures de Martin Jarrie : légumes et fruits peints en pleine page (35 x 28 cm !) et en très gros plan, d’un pinceau charnel et de couleurs profondes et rugueuses.
Donc c’est un livre d’art autant qu’un livre de cuisine… Il est dédié à Yvette, ma mère qui m’a appris l’alphabet de la cuisine…

A chaque page, un proverbe du monde, peut-être bien un peu inventé… mais savoureux. Proverbe italien, par exemple : Une tomate partagée en deux, c’est de l’amitié; partagée en douze c’est de la purée !

J’ai pour l’instant deux recettes très favorites dans ce livre : la tarte aux pommes cachées, un délice au safran…; et la salade de fraises et de tomates cerises, un délice de fraîcheur.

Et voici aujourd’hui, parce que c’est de saison, les Papillotes de chou chinois aux sept saveurs, pour 4 :
1 chou chinois; 1 courgette; 1 carotte; 1/2 boule de céleri; 150 gr. de germes de soja; 1 oignon; 200 gr de miettes de crabe; huile d’olive; huile de sésame; noix de musacde; sauce soja; sel…

Les grandes feuilles extérieures du chou vont servir de papillotes, après les avoir rapidement blanchies à peine 1mn dans l’eau bouillante. Pour 4 personnes, en réserver 8.

Couper en julienne la carotte, la courgette, le céleri et l’oignon; tailler en fines bandes le chou. Faire revenir les légumes (sauf le chou) dans un peu d’huile, env. 10 mn. Ajouter ensuite les germes de soja et le chou chinois. 2 mn après, ajouter le crabe, sel, muscade, sauce soja, un filet d’huile de sésame. Laisser encore 2 mn.

Découper 8 feuilles de papier alu, plus grandes que les feuilles de chou réservées. Les badigeonner d’huile ou de beurre fondu. Sur chaque feuille, poser une feuille de chou chinois et un petit tas du mélange de légumes. Enfermer la farce dans la feuille de chou et bien enrouler avec le papier alu. Enfourner les papillotes env. 20 mn à four chaud (200°, Th. 7).

Déguster avec des nouilles chinoises sautées. Ou avec du riz. Ou avec du poisson grillé…

 

 

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Courgettes et oignons – Zarangollo

J’ai acheté l’autre jour en Espagne un boîte de conserve, contenant Calabacin y cebolla, soit courgette et oignon, une préparation prévue pour le zarangollo, plat typique de… Murcie ou d’Estrémadure (en fait le plat extremaduriano est tout à fait autre chose !). Ou pour fourrer une bonne tortilla, ou simplement comme accompagnement d’une viande grillée…

Pour le zarangollo, il faut, en plus de ces courgettes et oignons taillés en petits dés et sautés dans l’huile d’olive (aceite de oliva virgen extra !), des oeufs et quelques pommes de terre. Les pommes de terre en petits dés devraient normalement être cuites en même temps que les courgettes, mais peut-être qu’on peut aussi les acheter toutes prêtes ? Quand les légumes sont cuits, on y ajoute les oeufs à peine battus, qu’on laisse cuire rapidement sans trop remuer : il faut qu’ils restent moëlleux, sinon baveux… Parsemer d’origan.

Ailleurs (ici !), on prend des poivrons, du piment, un peu de tomates ?, et des oeufs, un peu de jambon… et  on appelle ça piperade… Chacun fait avec ce qu’il a dans son jardin et son garde-manger.

En fait, le plat est, comme la plupart des vieux plats traditionnels de quelque part, très simple à préparer… Et personnellement, je préférerai à l’avenir faire mon propre sofrito casero, avec courgettes et oignons et huile d’olive, et peut-être quand même une pointe d’ail…

Ceci dit, ce midi, je me suis contentée du mélange calabacin y cebolla, réchauffé au micro-ondes, et agrémenté de copeaux de parmesan… Pas mauvais, en fait. Mais la conserve était un peu trop grasse à mon goût !

A ma prochaine excursion en Espagne, je me contenterai des judias et autres judiones, des olives et de…  l’alimentation de l’automobile

 

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Un fameux risotto

Risotto poireaux-oignon-citron-chèvre-pavot

J’ai trouvé cette recette l’autre soir sur le superbe blog culinaire d’Eryn (les photos mettent l’eau à la bouche !). J’avais tout sous la main, surtout les odorants poireaux de Christian.

Il faut donc : un beau poireau, un bel oignon, les deux émincés très fin. Un citron. Du vin blanc. Du bouillon (env. 1 litre). Du riz arborio ou autre riz à risotto. De la graine de pavot. Du fromage de chèvre frais et un peu de crème fraîche liquide.

Faire fondre (à feu doux. Jusqu’à la transparence) oignon et poireau avec le zeste du citron, dans huile d’olive+beurre. Saler. Jeter le riz (pour 4 personnes, 4 petites poignées) dans la sauteuse, bien l’imprégner de matière grasse. L’arroser ensuite du jus de citron, et d’environ 30 cl de vin blanc. Laisser le riz absorber le liquide. Ajouter ensuite le bouillon chaud (b. de volaille, ou de légumes, personnellement je préfère), par louches, en laissant le riz absorber le liquide chaque fois. Quand le riz est cuit, jeter dessus 2 cuill. à soupe de graines de pavot, bien remuer. Pour les finitions : un fromage de chèvre frais + 15 cl. de crème liquide, bien mélangé. Verser le mélange dans le risotto, laisser réchauffer en remuant bien mais doucement. Une lichette de “poivre 5 baies”…

Le plat est onctueux, odorant, d’un goût très fin. J’ai découvert le citron dans le risotto, c’est fameux !

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Tartes rapides aux légumes

C’est vite fait le soir. Une pâte brisée toute faite, à dérouler sans enlever le papier.

Légumes : poireaux, oignons, chou-fleur, courgettes, poivrons, chou chinois, brocolis etc.

Les légumes sont “pré-cuits” et bien assaisonnés avant de garnir la pâte. Pour les courgettes, on parsème le fond de la pâte de chapelure, ou d’un soupçon de Floraline. On complète avec un appareil de lait (et/ou crème légère) + oeufs (2 ou 3) + fromage (pas trop) + muscade (pour les poireaux) + sel + poivre ou “5 baies”.

Pré-cuisson : dans une poële ou un wok, faire revenir les oignons doucement dans huile d’olive. Autres légumes : faire revenir dans un peu de matière grasse et couvrir pour cuisson à l’étouffée, très goûteuse. Assaisonner (ail, cumin, sésame…). On peut mélanger : oignons + poireaux; poivrons + brocolis; chou-fleur + chou chine; courgettes + poivrons… Aux poireaux, on peut ajouter des lardons; aux choux aussi. Aux poivrons, quelques tranches fines de jambon cru. Rien n’a besoin d’être compliqué…

C’est cuit en 20 mn dans four chaud (th. 7)

 L’avantage c’est qu’il n’y aura jamais deux tartes pareilles. L’inconvénient, c’est que si un jour, une tarte fait l’unanimité, ce sera difficile de la refaire…

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Rouge et vert…

Membre de l’Amap de Bayonne, sise à Ekilibre, rue du Tour de Sault, et partenaire de Christian Perré, maraîcher à Arraute-Charritte, j’ouvre ce blog pour faire circuler des idées de préparations, des suggestions, des questions, des recettes, des commentaires culinaires et gastronomiques… inspirés par les légumes de Christian (et même quelques autres si on veut !).

Voici donc mes deux réalisations simplissimes (je n’ose pas parler de recettes, j’y vais en général “au pif”…) du week end :

Boeuf braisé aux carottesGratter une quantité suffisante de carottes fraîches pour bien remplir l’assiette de vos convives. Les tailler en grosses rondelles. Dans une cocotte, faire revenir un morceau de boeuf à braiser (c’était du paleron) dans un peu d’huile d’olive, avec un gros oignon émincé et une ou deux gousses d’ail haché. Je n’ai pas ajouté de lardons, le résultat est moins gras et néanmoins très goûteux. Jeter les carottes dans la cocotte. Mouiller avec un jus de citron, un verre d’eau, et la même quantité de vin blanc. Au cours du long mijotage, on pourra rajouter un peu d’eau et/ou un peu de vin si le liquide manque. A la fin, il ne doit rester qu’un fond de liquide concentré, mais assez pour ne pas que le plat soit sec. Saler, poivrer, laurier, thym (ou bouquet garni). Couvrir, et une fois le bouillon pris, laisser mijoter doucement aussi longtemps que nécessaire (moi j’ai laissé 2 h. 30, sur la plaque électrique à 2), pour que la viande soit très tendre, et les carottes fondantes; on peut retourner le morceau de boeuf de temps en temps. C’est bon aussi réchauffé, et ça se congèle très bien…

Hachis parmentier aux épinards. J’avais un reste de chair à saucisse, du coulis de tomates maison, une botte d’épinards Amap… Je fais fondre les épinards bien lavés dans un wok (sans graisse ni eau : il y a beaucoup d’eau dans les épinards !). Je vide l’eau des épinards. J’ajoute la chair à saucisse (sans gras; mais il faudrait ajouter un peu de matière grasse si restes de viande plus “sèche”…), avec de l’ail (4 à 5 gousses hachées fin). Je coupe grossièrement les épinards (avec des ciseaux, directement dans le wok). Je poivre. J’ajoute un bocal de coulis de tomates. Je rectifie l’assaisonnement. Je laisse cuire et réduire quelques minutes (10-15 mn). Puis je transfère la préparation dans un plat à gratin, je recouvre d’une bonne purée de pommes de terre bien beurrée. Je ne parsème pas de gruyère dessus ! Je laisse gratiner environ 20 à 30 mn. Je sers bien chaud avec une salade fraîche. “C’est très bon, maman !”

A bientôt !

N’hésitez pas à faire des commentaires et à proposer d’autres recettes !

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